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Prix et budgets · Suisse romande

Carrelage de salle de bains : le prix au mètre carré, matériau et pose, et ce que le devis ne montre pas

Entre 80 et 180 francs le mètre carré pour un carrelage de salle de bains fourni et posé. Avec la dépose, le ragréage et l'étanchéité, une salle de bains familiale arrive à environ 3 940 à 8 350 francs, et c'est le support qui fait l'écart, pas le carreau.

Carreleur à genoux dans une salle de bains en rénovation, posant de grands carreaux de sol gris, cartons de carreaux empilés, coupe-carreaux au sol et douche vitrée à l'arrière-plan.
Le carreau se choisit en exposition ; le prix se joue à genoux, sur le support.

Quand on demande le prix d’un carrelage de salle de bains, on obtient d’abord celui de l’exposition : 30, 50 ou 90 francs le mètre carré. Sur la facture finale du carreleur, ce montant pèse rarement plus d’un quart. Le reste tient à la pose, au support et à l’étanchéité, c’est-à-dire à des travaux qu’on ne revoit plus une fois les joints faits.

Coût du carrelage de salle de bains au m2 : les prix indicatifs 2026

Les relevés de prix suisses publiés pour 2026 situent un carrelage fourni et posé, matériau de jointoiement compris, entre 80 et 180 francs le mètre carré. La fourchette dépend d’abord du matériau et du format :

Type de carrelage, posé Prix au m²
Faïence murale de salle de bains, format courant CHF 90 à 140
Grand format dès 60 × 60 cm CHF 100 à 160
Grès cérame de qualité supérieure CHF 120 à 180
Mosaïque CHF 130 à 200
Pierre naturelle CHF 150 à 250

Ces prix valent pour un support préparé. C’est précisément là que commence l’écart entre deux devis qui se ressemblent sur le papier.

Fourniture et pose, comptées séparément

Un devis lisible sépare le matériau du travail. Les relevés permettent cette ventilation :

Poste Prix au m²
Carreaux de salle de bains, matériau CHF 15 à 60
Carreaux, matériau, mosaïque CHF 30 à 220
Pose, format courant CHF 50 à 70
Pose en diagonale CHF 60 à 80
Pose avec motif ou bordures CHF 70 à 100
Pose, grand format CHF 65 à 90
Pose, mosaïque CHF 80 à 120

Trois enseignements.

La pose coûte plus que le carreau. Pour un carreau céramique de 40 × 40 cm à environ 30 francs le mètre carré, les relevés comptent environ 80 francs de pose. Économiser 15 francs le mètre carré sur le carreau change peu la facture, parce que le temps de pose reste le même.

Le grand format ne coûte pas plus cher à cause du carreau, mais de la planéité. Une dalle de 120 cm de côté ne pardonne aucune ondulation du support. Les fabricants de systèmes de pose le disent : les tolérances des normes SIA 248 et 251 ne suffisent pas pour les grands formats. On ponce, on ragrée ou on coule une couche d’égalisation, et cela figure comme poste distinct au devis ou comme supplément sur la facture.

Pour la mosaïque, c’est le travail qui fait le prix. Le matériau peut être bon marché ; poser et jointoyer des centaines de tesselles au mètre carré ne l’est jamais. Dans une douche, la mosaïque reste pertinente parce qu’elle épouse la pente vers l’écoulement.

N’oubliez pas les chutes : comptez 10 % de matériau en plus, davantage en pose diagonale. Un devis qui commande exactement la surface commande trop peu, et le complément livré plus tard vient souvent d’un autre lot, à la teinte légèrement différente.

Les postes sous le carrelage

Ce sont les travaux qui ne figurent jamais dans le prix au mètre carré de l’exposition.

Poste Prix
Dépose de l’ancien carrelage, évacuation comprise CHF 30 à 63 le m²
Ragréage du support CHF 15 à 30 le m²
Égalisation du sol avec masse autolissante CHF 42 à 82 le m²
Étanchéité du sol CHF 30 à 68 le m²
Étanchéité des murs CHF 19 à 57 le m²
Joints silicone autour de la baignoire, de la douche et dans les angles CHF 5.50 à 14.50 le mètre linéaire

La dépose, dans une maison ancienne, ne se limite pas à décoller des carreaux. Sous l’ancien carrelage apparaît souvent un lit de mortier de plusieurs centimètres, ou un enduit qui part avec. Et dans un bâtiment d’avant 1990, la colle de l’ancien carrelage peut contenir de l’amiante : le prélèvement se fait avant le premier coup de marteau, pas après.

L’étanchéité n’est pas une option. Depuis mai 2025, la norme SIA 271/1 régit l’étanchéité des pièces intérieures : le sol de la salle de bains est étanché sur toute sa surface, et les murs exposés aux projections en principe sur toute la hauteur de la pièce. Un carrelage n’est pas étanche, ses joints sont poreux. L’étanchéité est en général exécutée par le carreleur lui-même, et elle doit figurer comme position distincte dans son devis.

La chape neuve demande du temps. Si le sol de la salle de bains est refait, le carrelage ne se pose qu’une fois l’humidité résiduelle mesurée. Pour une chape ciment, cela prend plusieurs semaines ; la manière dont on planifie la chape et son séchage fixe la date d’arrivée du carreleur.

L’exemple chiffré : une salle de bains familiale, 33 m² de carrelage

Une salle de bains de 8 m² au sol, murs carrelés sur environ 25 m², grès cérame de format courant, ancien carrelage à déposer, murs à ragréer sur la moitié, étanchéité sur les 8 m² du sol et sur 6 m² de murs dans la zone de douche.

Poste Montant
Dépose, 33 m² CHF 990 à 2 079
Ragréage des murs, environ 16 m² CHF 240 à 480
Étanchéité, 8 m² de sol et 6 m² de murs CHF 354 à 886
Carreaux avec 10 % de chutes, 36 m² CHF 540 à 2 160
Pose, 33 m² CHF 1 650 à 2 310
Joints silicone, environ 30 mètres linéaires CHF 165 à 435
Total CHF 3 939 à 8 350

Rapporté à la surface carrelée, cela fait environ 120 à 250 francs le mètre carré, tout compris. Le haut de la fourchette rejoint ce que les relevés globaux de rénovation de salle de bains attribuent au carrelage, 7 000 à 8 750 francs pour une salle de bains standard en finition moyenne.

Le tableau montre surtout une chose : les deux postes qui varient le plus sont la dépose et le ragréage. Tous deux dépendent de l’état de l’existant, que personne ne connaît avant que l’ancien carrelage soit parti. Un devis sérieux les chiffre donc en position éventuelle avec prix unitaire, au lieu de les noyer dans un forfait.

Où l’on économise réellement sur le carrelage

Pas sur le carreau le moins cher : la pose coûte le même prix, et une céramique fine pardonne moins à la découpe.

Trois leviers ont un effet mesurable.

Ne pas carreler jusqu’au plafond. En dehors de la douche et de la baignoire, un mur n’a pas besoin d’être carrelé. L’étanchéité de la zone exposée aux projections reste obligatoire, le revêtement au-dessus ne l’est pas : une peinture adaptée aux pièces humides sur les autres murs économise vite dix mètres carrés de pose.

Choisir un format courant. Un 30 × 60 cm se pose plus vite qu’un grand format, demande moins de ragréage et produit moins de chutes qu’une pose en diagonale.

Poser sur l’ancien carrelage, quand il le permet. Si les anciens carreaux adhèrent bien et que le sol est plan, on peut poser par-dessus, avec pont d’adhérence et étanchéité. On économise la dépose, mais le sol monte d’environ un centimètre : portes, seuils et écoulement de douche doivent suivre. La vérification de l’existant revient au carreleur, par écrit.

Les points où l’exécution rate

Le grand format sur un support ondulé. Des vides sous le carreau, des arêtes qui dépassent l’une de l’autre, et au pire une fissure dès qu’on marche en appui sur un angle. La cause est presque toujours un support non égalisé, parce que le poste manquait au devis.

L’étanchéité qui s’arrête à la baignoire. Derrière et sous la baignoire, à la jonction avec la douche et autour des traversées de conduites, l’étanchéité se ferme avec bande et manchettes. C’est là qu’elle est le plus souvent interrompue, et c’est là que l’eau ressort deux ans plus tard au plafond de l’étage inférieur.

La pente de la douche de plain-pied. C’est la solution la plus demandée, aussi parce qu’elle rend une salle de bains sans obstacles. Mais la pente vers l’écoulement doit être formée dans le support, pas dans l’épaisseur de colle. Si l’eau stagne dans un angle après la douche, seul un nouveau sol corrige le défaut.

La surface de douche glissante. La documentation technique « Sols » du BPA, dans son édition de septembre 2025, s’applique aussi aux logements privés. Sa liste d’exigences demande pour les douches, secteur pieds nus mouillé, la classe G3 (coefficient de frottement d’au moins 0,45, mesuré selon SN EN 16165), et la classe G2 pour la salle de bains. Ce sont des recommandations, pas une prescription légale, mais c’est un repère utile : un carreau poli qui brille à l’exposition devient un danger une fois mouillé. Demandez au carreleur la classe de glissance mesurée du carreau prévu pour la douche.

Le joint silicone vendu comme éternel. Les joints souples autour de la baignoire, de la douche et dans les angles sont considérés dans la branche comme des joints d’entretien. Ils durcissent, se colorent et doivent être refaits après quelques années. Qui l’ignore prend un joint fendu pour un défaut de construction, et laisse l’eau passer derrière.

Ce qui doit figurer au devis avant de signer

  1. La fourniture et la pose séparées, avec le type de carreau, le format et le prix au m².
  2. La dépose en position distincte, évacuation comprise, et pour un bâtiment d’avant 1990 la question du prélèvement amiante.
  3. Le ragréage du support en position éventuelle avec prix unitaire au m², pas en surprise sur la facture.
  4. L’étanchéité selon SIA 271/1 en poste distinct, avec le nom du système et les surfaces.
  5. Les chutes dans la commande de matériau, et une réserve de quelques carreaux du même lot pour les réparations futures.
  6. Les profilés, arêtes et plinthes chiffrés au mètre linéaire ou à la pièce, parce qu’ils ne sont pas compris dans le prix au m².
  7. Les joints silicone, avec la mention qu’il s’agit de joints d’entretien.

Que le carreleur travaille en régie ou au forfait se pose à part pour la dépose : là où personne ne sait ce qu’il y a sous l’ancien carrelage, un prix unitaire protège mieux qu’un forfait assorti d’une réserve de supplément.

Où s’adresser en Suisse romande

Le carreleur. Les associations tiennent les répertoires de leurs membres, ce qui reste le moyen le plus sûr de trouver une entreprise formée :

  • Fédération Romande du Carrelage (FeRC), Chemin de l’Islettaz 5, bâtiment C2, 1305 Penthalaz, 021 881 17 10, plus de 150 entreprises et 45 commerces membres
  • Groupement fribourgeois des Carreleurs, c/o Union patronale du canton de Fribourg, Rue de l’Hôpital 15, 1701 Fribourg, 026 350 33 00
  • Association valaisanne des entreprises de carrelage, Rue de l’Avenir 11, 1950 Sion, 027 327 32 15
  • Groupe vaudois des entreprises de carrelage, à la Fédération vaudoise des entrepreneurs, Route Ignace Paderewski 2d, 1131 Tolochenaz, 021 632 10 00

Les expositions et le matériau. Trois enseignes pour le carrelage, les colles et les systèmes d’étanchéité :

  • Saneo by Bringhen SA, Route de Denges 6, 1027 Lonay, Bringhen Group
  • Saneo by Arte Matto Sàrl, Rue Plaisance 7, 1227 Carouge, Bringhen Group, expositions de carrelage dans huit localités romandes
  • Gétaz-Miauton SA, Chemin du Vallon 23, 1030 Bussigny

Adresses relevées le 14 septembre 2026 sur les sites des entreprises et des associations concernées. Elles sont publiées à titre de service et ne constituent pas une recommandation de la rédaction.

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